
LES PROJETS EN COURS DU GROUPE 30
- Mise en place d'un Observatoire sur les politiques culturelles en Afrique
- Région'Art (république du Sénégal) : état des lieux de la formation aux métiers de la culture ces deux dernières années
- L'espace de formation ARNET, les artistes et les nouvelles technologies
- le traitement du son et de l'image sur le net
- l'espace documentaire Infothèque : indexation et référencement de tous les ouvrages littéraires des dix dernières années.
-
Autour des programmes artistiques et culturels, le Groupe 30 Afrique, association à but non lucratif régie par la loi sénégalaise, développe, depuis plusieurs années, un travail d'information et de sensibilisation en direction des populations des banlieues urbaines et du monde rural.
Le
Paludisme, les MST/SIDA, l'errance et la prostitution des jeunes filles
mineures sont autant de sujets que nous abordons ; ceci en
partenariat étroite avec les collectivités locales et les associations
villageoises.
Principalement axé sur l’information et la sensibilisation, les média utilisés sont le théâtre, la peinture, la photo, la musique et la vidéo. Des brochures sont, à chaque fois, distribuées et des affiches proposées au niveau des Maisons de Jeunes et des marchés hebdomadaires, principaux lieux de rencontre des populations rurales.
Difficultés
rencontrées :
1.
Malgré le bénévolat souvent proposé par les artistes qui collaborent
à nos différents projets, leur déplacement à l’intérieur du pays pose
souvent problème.
2.
Certains villages ou communautés rurales se proposent souvent, au hasard
d’une escale, d’accueillir le projet. Mais les contraintes liées au contrat
avec les transporteurs s’y opposent.
90
% des 500 millions de personnes qui seront atteintes de paludisme seront
africaines et 1 millions va en mourir : des enfants en bas âge pour
l’immense majorité ainsi que des femmes enceintes.
Lors
du sommet mondial sur le paludisme auquel nous avons participé qui s’est tenu
au mois d’avril à Dakar, il a été démontré que l’Afrique serait
aujourd’hui plus riche de 100 milliards de dollars si le paludisme avait été
éradiqué il y a 35 ans !
De
par notre expérience de terrain en milieu rural, il est certain que le
paludisme freine le développement économique du fait qu’il ne se déclare
qu’en saison hivernale (période des grandes récoltes) et entraîne des
immobilités de la main d’œuvre d’au moins un mois (sur une saison qui en
compte trois) à chaque fois qu’un adulte est atteint.
Le
paludisme est la première cause de mortalité au Sénégal. Les populations
rurales, principales victimes, ignorent dans la grande majorité, que, par la prévention,
il est possible d’y échapper. Grâce à notre projet Takku xeex sibiru
(s’unir pour contrer le paludisme), nous avons initié l’implantation d’un
centre d’information et de prévention dans le département de Nioro-du-Rip à
environ 300 km de Dakar.
Cette
localité, du fait de son fort taux de mortalité dû au paludisme, lui avait
valu d’abriter, en 1995, une rencontre internationale organisée par l’OMS
pendant laquelle le Professeur Colombien PETARROYO, inventeur du vaccin spf
66 supposé efficace contre le paludisme, avait cédé les droits à
l’Organisation Mondiale de la Santé.
Par
notre cellule sur place, des contacts sont pris avec des associations
villageoises autour de la localité pour des sessions de formations à
l’utilisation des moustiquaires imprégnés, à l’hygiène, au danger des
champs de mil dans les concessions même et
à l’utilisation de la chloroquine.
De
nombreuses études ont démontré l’efficacité des moustiquaires imprégnés
pour réduire les risques de surinfection par des piqûres répétées : on
estime à 20 % la diminution de la mortalité infantile qui pourrait ainsi être
atteinte.