L’ECONOMIE CULTURELLE ET SES ENJEUX
DIVERSITE CULTURELLE ET MONDIALISATION
La mondialisation, telle que nous la vivons est bien l’universalisation de certaines valeurs, mais apparament, dans une dynamique de déconstruction des identités. C’est donc un phénomène qui requiert que nous posions un double regard, rétrospectif et propectif, sur notre histoire et sur notre destin. Or, quel que soient, par ailleurs, les gigantesques progrès accomplis par l’humanité, ce que notre mémoire garde plus vivace, se sont les plaies encore brûlantes dues à ces pulsions haineuses qui ont multiplié, presque partout, des foyers d’exclusion ou de conflits meutriers. Cependant, des inquiétudes, positives se préoccupent désormais de dresser des barrières contre ces dérives centrifuges. A la haine, l’humanité veut aujourd’hui opposer l’horizon magnifique des convergences et des brassages culturels, vrais socles de la fraternité. C’est dire si toutes les lucidités convoquent un monde harmonieux en sa diversité. Et le regard propectif dont nous parlions est porté par la volonté de scruter et de poser les jalons de nouvelles solidarités. En parlant des « Enjeux de l’économie culturelle : diversité culturelle et mondialisation », c’est cette vérité, ou plutôt cette espérance, que nous voulons convoquer ici et maintenant. Le moyen utilisé n’est pas fortuit dans la mesure ou c’est à la globalisation de l’économie que renvoie d’abord le concept de mondialisation. Le phénomène, même s’il est la marque de notre temps, n’est, en réalité, pas totalement nouveau. L’éminent intellectuel marocain Mohamed Ali Sinaceur nous rappelle que la mondialisation est une processus historique.Et de donner l’exemple de l’empire romain qui « s’étendait économiquement du Rhin et Danube a la Mer rouge, a l’océan Indien et à l’extrême Orient » ; et celui de « l’aire économique islamique qui regroupait les trois continents alors connus ». En effet, ajoute- t-il , la « diversité des pays musumans formaient une identité économique depuis l’Europe du Sud et le Maroc jusqu'à l’Asie Centrale et l’Inde sans oublier l’Af r i q u e subsaharienne ». Dans ces conditions, et pour reprendre l’interrogation du même Sinaceur, « La peur paranoïde ou trop nationaliste suscitée par la mondialisation est-t-elle justifiée ? Pour répondre à cette question, il faut se rappeler que, en réalité mondialisation, aujourd’hui , est unipolaire et totalisante. Elle entraine toutes les sphères y compris celle de la culture.
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